
Mon travail développe des systèmes visuels où la forme n’est jamais stabilisée, mais continuellement traversée par ses propres conditions de transformation. Je ne cherche pas à composer des images, mais à produire des champs de tension par superposition de couches, répétition du geste et désalignement des régimes visuels.
Les aplats, les lignes et les strates ne s’organisent pas hiérarchiquement : ils entrent en friction et génèrent des zones d’instabilité perceptive — seuils, saturations, basculements.
Le geste est le moteur de ce processus. Par répétition et variation, il fait émerger des formes non
préalables, issues d’un système d’accumulation et de perturbation continue. L’image devient ainsi un système auto-déstabilisé, où toute construction produit ses propres points de rupture.
Il ne s’agit pas de représenter, mais de faire advenir des formes en devenir : des structures provisoires prises dans un mouvement constant de formation et de déformation.



